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ça se passe ici maintenant.Toujours des textes,c'est promis,mes vieux que je remettrai là-bas,et aussi mettez un visage sur mes mots.
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# Posté le dimanche 11 mai 2008 18:32

Modifié le mercredi 14 mai 2008 16:39

Sixième écrit.

Sixième écrit.
Ca m'a fait mal,au début,j'ai rien compris,j'étais là,t'étais là,on était là,éméchés,endormis,fatigués...
J'ai dit tu crois qu'on est heureux ? regarde le couple là,y'a pleins de gens autour d'eux,mais ils s'en foutent,elle le serre contre son coeur et lui il la serre encore plus fort...Depuis combien de temps tu m'as plus serrée comme ça ? depuis combien de temps tu m'as plus touchée du tout ? plus une caresse,plus un geste,rien.La nuit tu te colles contre le mur et tu soupires,je t'effleure la main,tu dis rien,tu n'entrelaces même plus tes doigts aux miens.J'essaye de me souvenir quel goût elle a ta peau,mais j'y arrive plus,ça fait trop longtemps que je ne sens plus ta barbe rugueuse qui chatouille mes lèvres.Encore une fois tu dis rien,t'as les yeux dans le vague,tu t'en fous de mes larmes,tu vois pas que j'en crève ? Je te trompe tout le temps,dès que je peux,je me fais vulgairement sauter dans une toilette ou un appartement crasseux,je ressens plus rien,c'est devenu un putain d'automatisme,y'a que toi qui pouvait me faire l'amour,les autres c'est pas de l'amour,c'est de la transpiration,du sperme,un matelas qui craque et une envie de me laver milles fois après.Toi,je pouvais passer la nuit dans tes bras,mon corps nu,dégoulinant,heureux,encore tremblant de cette fantastique passion qui nous etreignait,où ils sont passés ces moments-là ? où est passée la grande chambre blanche,éblouie par le soleil qui filtrait à travers les rideaux de soie ? Je veux encore sentir la naissance du printemps se poser sur nos chairs endormies.T'as plus envie de moi ? Regarde je porte le petit haut rose dans lequel tu m'as vue la première fois,tu me trouvais sexy ce jour là,j'étais coiffée comme ça aussi,tu m'as collée contre un mur,je me souviens,t'étais comme fou,t'as touché mes seins comme si c'était le première fois que tu en voyais,t'étais un vrai adolescent qui se racontait à moi.Mais,je suis repartie,farouchement,te laissant seul avec tes désirs,la tête que tu tirais,tu te mordais les lèvres tellement t'avais envie de moi.On s'est revu,trois,quatres fois,c'était simple,beau,tu t'ennivrais de mes sourires de coquine,j'arretais pas de te ramener à moi,capricieuse,je voulais tout le temps attirer ton attention,et tu adorais ça,j'étais exigeante,je suis exigeante,mais ta vie devenait excitante au fur et à mesure que je te désirais pour moi.Après 5 mois,on est parti pour Venise,on a pris le train,c'était magique,on a fait l'amour tout le temps,partout,on avait dit à personne qu'on partirait comme ça,quand on est revenu la messagerie était pleine à craquer,on a rien ecouté,on a tout effacé et ça nous a fait un bien fou.A venise,j'étais toujours à poil,et tu me photographiais,ma peau d'un blanc laiteux léchant le blanc parfait des draps d'hotel.
J'arrete,mon coeur va lâcher,c'est fini,tout est fini,adieu les folles nuits à deux,adieu tes blagues qui me faisaient mourir,adieu nos projets,nos passions,notre vie...Nom de dieu comme je t'aime,comme je t'aimais,ça va être dur de ne plus sentir ta présence en moi,mais tu dis rien,tu dis plus rien et ça me fait mal de ne plus deviner tes yeux sur moi.

# Posté le jeudi 14 février 2008 16:53

Modifié le jeudi 14 février 2008 17:51

Cinquième écrit.

Cinquième écrit.
Parmis les autres hommes du clan,il était de loin le plus beau et de loin le plus jeune...Il était le seul à chanter,ou du moins,le seul que j'aimais entendre chanter.
Lorsque sa voix vibrait,c'est l'envie que je sentais battre dans ses notes suaves,il était du genre à faire l'amour avec les sons comme le poète avec les mots...Ses longs doigts sinueux caressaient avec passion les cordes de sa guitare,et comme ce simple geste me rendait folle...Cette pression de la paume contre les rondeurs de sa bonne vieille amie,provoquait chez moi des émotions jusque-là inconnues.
Secrètement,je rêvais devenir le corps de cet objet à musique,qu'il me possède,qu'il me presse contre lui tandis qu'il faisait jaillir de moi des chants merveilleux.Pour exterioriser mes désirs,je dansais avec mes soeurs,on se frottait contre les flammes et contre les muscles des hommes,il me regardait,les yeux brûlants,me consumant peu à peu...Il semblait presque trembler lorsque je frappais violemment mes mains contre mes hanches.Mes membres l'embrasaient,je le savais.
J'ai déjà dit qu'il était beau,mais si je l'ai dit,c'est qu'il l'était vraiment,beau,humble,renversant par ses délicieux traits d'adultes qui rêvent trop,son corps était un livre ouvert à tout ce qu'il avait déjà vécu...Et comme j'aurais voulu y ajouter ma page.Je l'aimais au moindre sourire,au premier tout,drôle d'ange un peu fou,ses histoires me passionnaient déjà.


( la photo n'est pas de moi.Mais il y est tellement bien représenté.)

# Posté le lundi 11 février 2008 13:59

Modifié le lundi 11 février 2008 16:35

Quatrième écrit.Petit con.

Quatrième écrit.Petit con.
Tu n'es qu'un gosse,tu fumes gamin,mais tu n'es qu'un gosse,tu fais l'amour gamin,mais tu n'es qu'un gosse.Petit con,tu pleures si souvent,la nuit ton corps se secoue de tremblements d'enfant,tu as peur du temps qui passe trop vite et te bouscule au portillon de la vie des grands...Je sais comme tu as mal de perdre tes rêves d'avant,mais gamin,écrase ta cigarette,arrête de boire,et ouvre les yeux,gamin,le soleil est moins beau à travers une buée de larmes.
Tu ne deviendras jamais un homme,tu enfiles des costumes,tu vis mal dedans,tu mens,tu bois,tu mens,tu bois,tu mens.Tu voles sur des motos,tu te crois beau les cheveux dorés de liberté,mais tes entrailles te crient d'en finir,mais gamin,même ça,tu n'y arrives pas,tu souffres de la vie,tu consumes ton coeur à bout de flamme.
Le matin,tu tousses,tu craches tes excès,tu jures de revenir,tu jures de rester,mais la nuit t'emporte et tu t'en vas,comme tu es venu,titubant et ivre...Ton regard est voilé de rouge,tu fais mal à voir gamin,tu te crois la chair remplie de prouesses,mais au bout du compte c'est la route qui te ramassera.
Gamin,Tu n'étais qu'un gosse et tu as engendré des adultes qui n'ont pas fini de grandir à ta place.

# Posté le mardi 22 mai 2007 16:32

Modifié le lundi 11 février 2008 16:09

Troisième écrit.

Troisième écrit.
Je me rappelle avoir tant de fois murmuré son prénom tandis qu'Antoine me faisait l'amour.C'est horrible de le reconnaitre...c'est horrible,mais la vérité était là,Baptiste m'obsedait...Peu à peu,je ne désirais plus qu'une chose; sentir son corps se coller avec force au mien.
Baptiste était tellement plus exaltant qu'Antoine,Baptiste sentait bon les longues nuits d'été et l'odeur du vent qui glisse sur la cîme des arbres.Baptiste n'était pas libre,Baptiste était la liberté,rien de moins.
Souvent,je l'observais à la dérobée,au coin d'une rue,tandis qu'il déambulait,la main virevoletant,touchant à loisir l'etoffe des tissus qui passaient...Baptiste n'était pas complétement fou,Baptiste était la folie.
Comment j'ai rencontré Baptiste ? Baptiste dansait,et il dansait tellement bien.
Un soir,attirée par les arabesques langoureuses des sons argentins,je me suis glissée à l'intérieur d'une petite batisse aux couleurs chaudes...Et je l'ai vu,là,faisant claquer ses talons contre le bois élimé du sol qui tremblait sous ses pieds.Son corps semblait ne plus avoir de maître,seuls les cris excités des violons pouvaient prétendre diriger ses membres...Un peu perdue,amoureuse au premier souffle,il m'a saisi le bras.Baptiste m'a couché sur le lit d'un rythme chaud,Baptiste m'a aimé sous une pluie de notes,j'ai hurlé Baptiste,j'ai hurlé...Ses mains ont voyagé parmis les méandres de mon corps,sa voix parcourant les dédales de mon âme si vite égarée,il m'a prise,éprise,fichue,rouillée,volée,transpirée,dansée,soupirée...
Baptiste a fait de moi une femme,et j'ai cru en crever tellement ça m'a lavé le coeur.

# Posté le dimanche 20 mai 2007 15:33

Modifié le lundi 11 février 2008 16:09